Le Malade Imaginaire

2000 – 2001

de Molière avec la musique de scène originelle de Marc-Antoine Charpentier

mise en scène : Rémi Moureau direction musicale : Mathias Szpirglas

Un projet ambitieux, d’un genre nouveau

Le projet nait de l’imagination de Mathias Szpirglas qui pense que les spectacles vivants se doivent, par souci d’efficacité et de rigueur, de retrouver leur transversalité au-delà des clivages habituellement rencontrés dans l’espace de création théâtrale.

Ainsi, redonner au début du XXIe siècle le Malade imaginaire de Molière en sa forme primitive de comédie-ballet semble être une renaissance d’un type de spectacle vivant oublié et qui donne pourtant au théâtre tout son sens.

L’idée était de monter une comédie-ballet, c’est à dire du théâtre mêlé de musique, chants et danses, ce qui n’avait pas été fait en version complète depuis au moins 50 ans. Ainsi, on a retrouvé la partition du jeune Marc-Antoine Charpentier (le futur compositeur de Médée ou des Leçons des ténèbres) et exécuté ses trois intermèdes musicaux représentant 3/4 d’heures de musique. Les intermèdes musicaux permettaient à l’époque de Molière de changer décors et costumes tout en n’interrompant pas le spectacle. Ce fut un véritable challenge pour Rémi Moureau, qui réalisait là sa première mise en scène. Le travail de Rémi Moureau est d’une qualité exemplaire, d’autant qu’il n’avait jamais travaillé avec des musiciens, monter la pièce fut donc pour lui un travail nouveau et différent de toutes les expériences théâtrales qu’il avait vécues précédemment.

Rémi Moureau dirigea alors de main de maître non seulement la partie purement théâtrale de la pièce mais aussi les interactions musique et théâtre qui surviennent dans les intermèdes musicaux.

Le premier intermède est une sorte de bouffonnerie perpétrée par Polichinelle, personnage amant de Toinette, la servante. Celui-ci qui veut conter fleurette à cette dernière se fait alpaguer par le guet et rouer de coups. Cette scènette tient plus de la comedia del’arte que de l’action proprement dite de la pièce, même si Toinette fait référence à « ce vieil usurier Polichinelle, mon amant » à la fin du premier acte.

Le second intermède est un divertissement apporté par Béralde, le frère du Malade Imaginaire, pour le délasser de sa maladie. On y voit des chanteurs et danseurs maures.

Le troisième intermède, véritable fin du spectacle, rarement joué comme les autres intermèdes, met en scène la cérémonie de réception du Malade Imaginaire comme médecin. Cette cérémonie burlesque donnée par « une compagnie des amis » de Béralde, est le dernier pied de nez que Molière fit à l’Académie de Médecine avant de s’éteindre lors de la quatrième représentation de la pièce.

Prises sonores

Extraits de l’enregistrement de la représentation du 29/04/2001 au Théâtre de Cachan:

Ouverture

Deuxième intermède

L’enregistrement a été réalisé à l’aide d’un couple de de micros d’ambiance disposés au-dessus de la scène du Théâtre de Cachan. Nous remercions Medhi Benlagha qui a réalisé cet enregistrement.

Lieux et dates de la tournée 

+ de 3000 spectateurs pour 11 représentations

datelieuspectateurs
21 mars 2001première représentation à l'ENS Cachan, Amphi. Marie Curie250
29 mars 2001représentation scolaire devant les élèves de la Maison St-Philippe, à Meudon;70
30 mars 2001représentation à la Maison St-Philippe, à Meudon160
27 avril 2001représentation scolaire devant des élèves de collèges de Cachan et des environs, au Théâtre de Cachan620
28 avril 2001représentation au Théâtre de Cachan480
29 avril 2001représentation au Théâtre de Cachan380
4 mai 2001représentation dans le cadre des " Scènes ouvertes " de la Ville de Paris, au Théâtre de la Plaine;180
12 mai 2001représentation au Petit Théâtre de l'Hôpital Bretonneau;120
16 nov 2001représentation à l'ENS Cachan, Amphi. Marie Curie130
17-18 nov 2001représentation en version feuilleton au Petit Théâtre de l'Hôpital Bretonneau85
13 déc 2001représentation à l'ATRIUM de Chaville550
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