Ubu Roi ou les Polonais

2005 – 2007

d’après Alfred Jarry, avec la musique de scène originelle de Claude Terrasse

Bande annonce

La pièce

Le personnage d’Ubu a pour origine un professeur de physique du lycée de Rennes, Félix Hébert, auquel ses élèves consacrent une littérature de potache. L’un d’entre eux, Charles Morin, écrit en 1885 Les Polonais, pièce pour marionnettes qu’il fait représenter trois ans plus tard chez lui, et qui constitue le point de départ d’Ubu roi.

Parti faire ses études à Paris, son condisciple Alfred Jarry (1873-1907) va en effet transformer le personnage d’Hébert, qu’il rebaptise et auquel il consacre un cycle constitué de drames (César-Antechrist, 1895 ; Ubu roi, 1896 ; Ubu enchaîné, 1899 ; Ubu cocu, publié en 1944 ; Ubu sur la butte, 1901), de dessins, de gravures, et des deux almanachs du père Ubu (1899 et 1901).

Le personnage devient le type même de la bassesse humaine, incarnant à la fois la bêtise et la brutalité la plus ignoble.

Ambitions : un univers visuel baroque

Le style de la compagnie est inspiré du théâtre d’objet, du théâtre de geste et de l’art de la marionnette. Nous cherchons un théâtre d’image, où le visuel porte l’imaginaire. Notre volonté est de faire naître des adaptations libres à partir de textes et d’auteurs connus, de les revisiter et d’en proposer une version nouvelle et élaborée plastiquement.

Les ambiances, comme les personnages sont revus à travers une sorte de filtre, une approche volontairement et exagérément plastique.

L’esthétique

Elle est fondée sur le visuel et le traitement plastique des personnages. L’imaginaire est porté par les costumes et les décors. On entre dans un monde étrange, entièrement revu, nouveau, dans lequel les apparences, les silhouettes, les corps sont souvent exagérés, parfois tout simplement autres.

Les registres formels, les échelles, se côtoient et se mélangent (ombres chinoises, marionnettes humaines, marionnettes plus réduites avec manipulateurs derrière, projections (films indirects), voix…) Certains personnages seront donc inertes, d’autres vivants, certains avec un corps, d’autres réduits à une tête, un son, une ombre…